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L'enjeu plancton

Valentin KHOLODOV, Chercheur à l’Institut de Biologie
des Mers du Sud et traducteur du livre, entouré de Pierre
Mollo et de Maëlle Thomas-Bourgneuf

“L’enjeu plancton” ( Ed. Charles Léopold Mayer Dec 2009) est  traduit en russe.

Lundi 30 mai 2011 a eu lieu la présentation officielle de la version russe du livre lors du séminaire organisé par le Laboratoire du plancton de l’IBSS (Institute of Biology of Southern Seas –Institut de biologie des Mers du sud) à Sébastopol. Le traducteur nous explique :

Pourquoi j’ai trouvé intéressant de traduire L’ENJEU PLANCTON pour des Russes et des Ukrainiens.

Le livre L’ENJEU PLANCTON nous offre une vision globale d’un “Océan Mondial”, avec ses problèmes écologiques, et ce, à partir de la création des océans jusqu’à son avenir prévisible par les sciences. Outre la vision d’ensemble, les auteurs nous montrent en même temps les plus petites pièces (de dimensions microscopiques) de la machine vivante et immense qu’on appelle Ecosystème marin. Or, ces petites pièces éphémères et fragiles sont la base qui détermine leur fonctionnement. Souvent nous parlons des ressources biologiques marines, des espèces d’importance économique, des problèmes de protection et de conservation des ressources marines. Mais on oublie d’habitude que ces ressources ne sont pas stables comme des pierres. Elles sont toujours en état de destruction et de reconstruction.

 

L'enjeu plancton

Mais pour la reconstruction, il faut consommer constamment la matière organique qui a été synthétisée par des communautés planctoniques. Le Plancton, c’est une source de la vie de l’Océan, une source qui fabrique la nourriture et l’énergie pour tous les réseaux trophiques des mers et des océans. Par ailleurs, les compositions qualitatives et quantitatives des communautés planctoniques caractérisent l’état d’un écosystème maritime, sa santé et ses maladies. C’est clair, mais on parle très peu de ces sujets. Il faut dire que dans la littérature scientifique russe destinée au grand public, nous avons des lacunes et peu de livres traitant des questions ci-dessus ou des problèmes liés au réchauffement du climat, à l’acidification de l’eau de mer, aux problèmes des mangroves etc. Les universités de Russie et d’Ukraine donnent des cours d’aquacultures marines, de pêches marines etc. Mais les enseignants s’adressent à l’IBSS, leur demandant d’écrire des livres traitant des techniques de la mariculture , des problèmes d’exploitation rationnelle des ressources marines. Notre Institut a donc décidé de créer une série de livres destinés à la formation de professionnels de la mer.

 

On réfléchissait au №1 de la série. Le livre de mes collègues et amis Maëlle Thomas-Bourgneuf et Pierre Mollo m’a paru idéal pour ouvrir cette série. Pour « travailler la mer », il faut être bien informé sur les multiples questions et problèmes propres aux professionnels de la mer. Il faut avoir une culture générale et bien spécifique, une culture d’Univers Marin. C’est pourquoi j’ai proposé d’abord au directeur de l’IBSS, l’Académicien Valery Eremeév puis au Conseil Scientifique de l’IBSS de prendre ce livre comme №1 de la série éducative. Cette proposition a été admise en unanimité. Le Numéro 2 de la série sera consacré à l’Elevage de moules et d’huîtres en mer Noire / Guide pratique. Auteurs : Valentin Kholodov, Anna Pirkova, Ludmila Ladyguina. Il faut noter que Les Éditions Charles Léopold Mayer et les auteurs nous ont cédé gratuitement les droits de traduction en langue russe, ce qui nous permettra de vendre le livre avec un prix “grand public”. Et pour finir, je voudrais souhaiter aux auteurs de cet ouvrage intéressant, utile et passionnant – Maëlle Thomas-Bourgneuf et Pierre Mollo – beaucoup de nouveaux succès et à tous les partisans et artisans des mers «un peu d’amour de la mer et un peu de solidarité entre les hommes ». Bon vent pour l’année 2011!

Valentin KHOLODOV,
Chercheur à l’Institut de Biologie des Mers du Sud Académie Nationale d’Ukraine (Sébastopol)

(1) Littéralement “culture dans la mer”. Terme utilisé par les pêcheurs pour les différencier de l’aquaculture dite “industrielle”.